• 95 visits
  • 7 articles
  • 1 heart
  • 8 comments

Chapitre 1 - Un Souvenir 29/05/2014


 
          La nuit éternelle, les jours que l'on ne voit pas arriver par l'épaisseur des arbres de la forêt d'Amazonie, la vie à présent disparue... plus rien. Je me voyais, tenant mon arme entre mes mains et la serrant comme si mon destin y était relié, je n'avais d'autres chois que de m'accrocher à ce fusil et de défendre ma vie face à nos ennemis. Mon voisin se montrait tout aussi stressé que moi, la pluie coulait le long des feuilles d'un vert émeraude, la forêt pleurait, on pouvait sentir ces larmes goutter sur nos uniformes de militaires teintés de vert, marron ou autres couleurs du même genre. Soudain des coups de feu se firent entendre, accompagné par des hurlements. Nous attaquions enfin. La pluie me fouettait le visage, je me voyais courir et être séparé de mes alliés pour pouvoir attaquer seul, notre plant était bien évidement de gagner. Je courais mais fus surpris de voir qu'aucun allié n'était présent...Plus de coup de feu, plus de crie plus aucun combat... Je me demandais quel allait être mon destin, si ça se trouve j'étais en ce moment visé et j'allais bientôt me faire descendre, la peur me faisait tremblée mais bon sang qu'est-ce que je faisais ?! Il fallait que je cherche les autres. Dans la plus grande discrétion je me dirigeai vers notre endroit de départ. Je m'arrêtai tout d'un coup devant le massacre qui s'offrait à moi... La vision de mon instructeur dont j'étais secrètement amoureux était étalée devant moi dans un sale état... Le corps en sang il s'était pris une balle dans l'épaule, une dans l'abdo... Il saignait à flot et je ne voulais pas le laisser la. Paniqué je n'eus qu'un réflexe, celui de prendre le téléphone satellite de son commandant et d'appeler la base pour que l'on se replie. Malheureusement rien, pas de signal, je n'arrivais pas à joindre la base...
J'étais âgé de 14 ans j'étais donc très jeune mais avais été embarqué dans ce combat grâce à mes compétences surnaturelles et à mes relations personnelles, je faisais alors la une de nombreux journaux avec en titre "Le soldat Quentin Niquely, soldat à l'age de 14 ans."
je n'en étais pas fière mais cela importait peut... Je regardais mon instructeur, monsieur Johnny Cavisse ou comme j'avais toujours rêvé de l'appeler, John. Ces cheveux châtain qui était plutôt long pour l'armée me faisaient craquer et quand je le regardais dans les yeux je fondais littéralement, d'envie... Ces yeux couleur noisette et son visage de nature si inexpressif étaient tellement beau, je me mettais à rougir dès que je le voyais... il avait pour habitude de glisser une de ses mains assez grande dans mes petit cheveux châtain en me disant doucement « bonjours soldat Niquely... ». il m'avais toujours dit ou Quentin, ou Niquely mais jamais les deux ensemble et heureusement.  mais j'aimais tout particulièrement le soir quand j'allais le rejoindre dehors, il fumait toujours une clope avant d'aller se coucher et je l'accompagnais dans sa longue marche le long du canal de la base... pendant ces soirées ont parlé tranquillement et on s'appelait par nos prénoms ou par de petits surnoms... Pour moi c'était ''Johnny'' car je n'avais jamais pue l'appeler ''John'' comme je l'avais toujours rêvé...j'étais toujours très timide vis-à-vis de cet homme, moi il m'appelait par mon prénom, ''Quentin'' je rougissais à l'écoute de sa voix viril... J'en avais souvent des frissons tout le long du corps... Nous passions la soirée ensemble, heureux nous tenant compagnie l'un à l'autre. Quelque fois il me racontait sa vie... Sa femme, Louise Cavisse qui était une grande secrétaire médicale dans la ville de Montréal, il avait aussi sa fille, Marie Cavisse, qui vivait encore avec sa mère car cette petite était encore jeune. Pour finir, il y avait son fils nommé Maxime Cavisse qu'il espérait voir devenir militaire tout comme lui et qui pour le moment suivait tranquillement ces études de lycée, il était en deuxième année et était très populaire.
Soudainement, je revis mon instructeur, je n'avais pas bougé pendant un long moment et son état s'était empiré. Il était à présent étalé au sol complètement relâche j'étais le seul qui pouvais le sauver en cet instant, je ne savais que faire et commençai à passer mes mains le long de son corps doux et terriblement sexy, heureusement son corps était encore tout chaud, tout comme mes joues devenues d'un rouge légèrement rosé qui faisait ressortir mes yeux éclatants. UN, DEUX, TROIS, trois coups venaient de retentir. Mes yeux s'ouvraient alors en grand et je toussai une flaque de sang qui se répandit sur Johnny. Je ressentis le métal brûlant des balles profondément enfouies dans mon corps... Je ressentais celle qui était logée quelques pars dans mon bras et celle dans mon ventre mais la troisième je ne la sentais pas... Pendant les quelque second qu'il restait je regardai mon instructeur, j'étais étalé sur son corps et ma tête était contre sa joue... Je pue alors lui murmurer un « John...je t'aime... » je croyais que j'allais mourir alors je pouvais enfin lui dire que je l'aimais sans le regretter. J'étais enfin heureux de mes paroles à son égard... Pour une fois je n'avais pas fait que l'écouter, encore et encore sans placer une parole. Je sentais son corps doux et tellement sexy contre le mien qui était la totalement opposé, je n'étais pas musclé et ressemblai bien à un petit haricot vert. Mais rien de cela n'était important car je l'aime et j'ai réussi à lui dit... :
Je t'aime...

          J'ouvris doucement les yeux apercevant le plafond de ma chambre bleu foncé. Des ronflements se faisaient attendre à mes côtés ce qui me fils frissonner... mais ou j'étais. Je me redressai alors en me grattant la tête. Je n'étais pas dans ma chambre mais dans celle d'un homme, complètement inconnu à mes yeux. Un long soupir se fit entendre dans la chambre, tout cela n'était qu'un stupide rêve... le rêve de mon enfance, quelques choses que je ne pourrais jamais oublier. J'étais à présent âgé de vingt ans et depuis tout ce temps je n'avais jamais revu mon instructeur, mon amour secret... j'avais une certaine nostalgie en repensant à tout cela car quand je m'étais réveillé dans la salle d'hôpital, j'étais le seul de la pièce car l'homme qui était à côté de moi n'avais pas pue aller jusqu'à l'hôpital, il était mort pendant le trajet. Malheureusement pour lui il ne retrouvera pas sa famille... Qu'en à moi j'avais cherché mon instructeur dans toutes les pièces de l'hosto en espérant le trouver mais rien. Depuis le jour où nous avons frôlé la mort, nous ne nous sommes plus croisés, plus vue et plus parlé ce qui m'attristait beaucoup. Je ne pouvais plus voir son magnifique visage si cher à mon c½ur... Pourquoi cela, pourquoi il ne m'avait pas demandé de nouvelle ou n'était pas venus me voir, tant de question sans réponse traînassait dans ma tête pendant que mon visage se désagrégeait. Mon corps, criblé de bleu pars cette nuit mouvementé me faisait mal. Je voulais rentrer chez moi et chercher le seul homme pars qui je voulais être touché. Je regardai le mec avec qui j'avais baisé cette nuit. Gros, laid, sa gueule me répugnait au plus haut point mais je devais payer mon loyer chaque mois et ce métier d'escorte boy me permettait d'avoir assez d'argent pour continuer à vivre sans embrouilles. J'avais aujourd'hui atteint vingt ans, j'étais devenu médaillé de la légion d'honneur car j'avais été un des seuls survivants de cet affront. Malheureusement je n'avais aucun accès à la liste des personnes encore en vis et ne pouvais don pas savoir où était Johnny...
Mais pas question de laisser la nostalgie me submerger, je devais à tout prix retrouver cet amour, juste pour pouvoir le revoir et fonder une amitié avec lui, je voulais au moins rester sont amis car je tenais à lui et ne pouvais plus vivre sans avoir revu les gars. La seule question était de savoir comment j'allais faire pour le retrouver, je n'avais ni piste ni adresse ou du moins si, j'avais le numéro de téléphone de sa femme qui travaillait toujours dans cet hôpital, enfin je l'espérais.
Je sentis la main de l'homme caresse mon dos ce qui ne me plus pas. Je me levai alors pour chercher mes vêtements encore heureux que je ne me souvenais pas de cette soirée car j'en aurais été dégoutté et dans ce métier il ne faut pas hésiter une seule seconde. Je trouvai mon jeans, blanc taché de je ne sais quoi, il était impossible que je remette ça sur moi. Mon t-shirt n'était pas mieux et était recouvert de jouissance, sûrement celle de ce vieux con. Je me tournai alors vers lui, nue. Les rideaux étaient légèrement tirés et un rayon de soleil s'infiltrait dans la grande chambre, plus ressemblante à une suite d'hôtel, si ça se trouvait j'étais justement dans une chambre d'un hôtel auquel je ne donnais pas plus de trois étoiles car il n'y avait pas de salle de bain dans la chambre, la couleur des murs était banale et la moquette bleue de cet endroit était immonde. J'étais sûrement bourré en arrivant ici car si j'avais vue la salle plutôt jamais je n'aurais accepté de me fais prendre ici. Je ne pratiquais pas qu'avec des garçons, ma vie d'escorte était étiré des filles diva au mec baraqué sortant de taule, j'avais une très large cliente que je devais satisfaire souvent, autant dire que cela n'était pas simple car il y avait peut-être en tout une vingtaine de personnes à satisfaire... Quelque fois je devais enchaîner deux ou trois personnes dans la soirée pour pouvoir remplir ma caisse. Célibataire depuis que je suis parti à l'armée je n'avais jamais repris contact avec ma petite amie qui ne vivait pourtant pas très loin de mon studio. Mais tout de suite je ne voulais que me barrer de là. Comment faire ? Je n'allais pas partir avec mes vêtements tachés... soudain jeu une idée. J'allai prendre les affaires du vieux con pour pouvoir m'habiller, comme j'avais souvent l'habitude de faire, je m'étais habillé des vêtements de mon client quand il s'agissait d'hommes et sans faire de bruit je vidais leurs porte feuilles, après tout c'était la moindre des choses, ils profitaient de moi ? Et bien je prenais leurs frics, donnant, donnant. Je ne devais pas traîner, pressé de commencer mon enquête pour retrouver l'instructeur Cavisse.

          La pièce était terriblement lumineuse, les grandes vitres de la véranda réchauffaient la pièce meublée que de plante, c'était en quelque sorte ma serre et je l'aimais, oui j'aimais les fleurs et je ne l'avais jamais avoué. Je cachais beaucoup de secrets mais le mieux c'était que je savais garder mes petits secrets pour moi tout seul. Quelquefois des gens venaient me rendre visite, ma voisine pour m'emprunter du sucre ou de la farine enfin le genre de truc que l'on demande à son voisin ou sa voisine. Malheureusement j'allais devoir renoncer à ce luxe car mon salaire était maigre et je ne pouvais pas continuer indéfiniment à vivre la... La salle à mangé elle était meublée de meuble simple en bois de la couleur ébène accompagné du canapé blanc et d'une grande télé plasma. La maison était à mes parents mais ils sont tous deux morts, mon père en tant que soldat quand j'étais petit et ma mère elle, est décédé suite à une chute en cheval, elle en faisait divinement bien, ces cheveux châtains mais se rapprochant du blond par le soleil... tout cela ne me faisait plus rien, nous devons tous partir un jour et eux ont décidé de ne plus avoir la volonté de vivre, je ne peux pas leurs en vouloir. Pour le moment je n'avais rien à faire, j'allumai alors ma chaîne hi-fi et mis un morceau de musique, mon morceau préférer « Eyes of a tiger » oui c'était vieux, mais peu importe, il vaut mieux écouter ce qu'on aime plutôt que suivre la mode pour avoir l'aire cool. Je fus soudain pris d'une envie de danser et me mis alors en pleins milieux du salon pour commencer à danser, suivre mon propre rythme et mes propres pas. Malgré ça la danse n'était pas assez et je me mis alors à chanter une petite partie de ce morceau divin pour moi :


«  Items the eye of the tiger, it's the thrill of the fight
Rising up to the challenge of our rival
And the last known survivor starts his pray in the night
And he's watching us all with the eye of the tiger


Face to face, out in the heat
Hanging tough, staying angry
They stack the odds until we take to the street
For we kill with the skill to survive


Went the distance, now I'm not gonna stop
Just a man and his will to survive

It's the eye of the tiger, it's the thrill of the fight
Rising up to the challenge of our rival
And the last known survivor starts his pray in the night
And he's watching us all with the eye of the tiger »

          J'avais l'air idiot mais après tout cela était la seule chose à faire pour tuer le temps. Mais qu'est-ce que je racontais je n'avais pas le temps ! Je devais retrouver Mr. Cavisse ou plutôt John...

Blogs to discover