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Chapitre 2 - La Rencontre 29/05/2014


 
          J'attrapai donc mon téléphone et mon calepin de numéros car je ne voyais pas l'utilité de garder ce numéro dans mon portable, cela n'aurait servi à rien. Je fouillais encore et encore mon répertoire mais rien, je vis juste le nom mais le numéro était totalement rayé... Déçus je ne savais plus par où commencer... quand soudain j'aperçus mon ordinateur traîne sur le canapé ! Mais c'est bien sur mon ordinateur était la clef ! Je me ruai donc sûr mon ordinateur dans l'espoir de trouver quelques informations. J'ouvris la barre de recherche et y inscrivis le nom de « Johnny Cavisse ». Énormément de résultat mais aucun ne correspondait au présent...tout était de l'année où nous étions militaires. Cette fois je ne savais que faire, la tristesse remplaça la volonté et des larmes coulantes sur mes joues légèrement rougirent à la place du sourire radieux que j'avais sur le visage il y avait à peine 10 minutes. Rien sur lui rien sur sa fille ou sur sa femme, tout portais à croire qu'il avait tout disparu à mon réveille de l'hôpital. Je regardai l'heure. Mon portable affichait midi. Je commençais à avoir faim mais le frigo était complètement vide, je n'avais pas vraiment eu le temps de faire les courses car j'avais dû me racheter des chaussures, oui, j'étais fan de chaussure et plus particulièrement des baskets de grandes marques que portaient les jeunes aujourd'hui. Je montai dans ma chambre pour me changer car je ne supportais plus les fringue de ce vieux qui m'avait pris la veuille. Je m'habillai donc d'un jeans marron claire légèrement serré ainsi qu'un haut noir simple, sans motif. Pour accompagner tout ça mes principales lunettes pour voir de loin et un bonnet de laine blanc tout comme le bandeau accroché à mon coup. Je pouvais être habillé comme un jeune ou alors avec la classe italienne, smoking chic, chaussures de luxe, lentilles obligatoires et surtout j'étais toujours coiffé très chic et classe, ou plutôt comme l'appellent les jeunes, j'étais « swagg » et ont pu le dire dans les deux sens car j'étais gay et m'assumais complètement, mais à ma plus grande surprise personne ne voulait savoir ma sexualité, les filles ne voulais que de mon corps bien formé grâce à mon époques militaires et les mec était plus attiré par mon cul... enfin bref tous était heureux de mon corps et moi j'en profitais un maximum en gardant cette maison que je chérie temps. Les vêtements de mon client finissaient à la poubelle car je n'allais pas garder cette merde, les vêtements puaient son odeur... J'hésitais déjà à tout laisser tomber, mes recherches n'allaient aboutir à rien même si je passais la nuit à chercher. Il fallait que je parte de leurs noms de société et que je retrace l'histoire de chacun. Pour cela je devais bien m'organiser pour ne pas finir par me perdre et perdre par la même occasion des informations précieuses. Je me demandais par qui j'allais commencer. Je ne pouvais démarrer de Johnny car il n'y avait aucune information le concernant. Je pris un calepin d'un petit format mais à la l'épaisseur assez importante. Je l'ouvris, choppa un stylo qui traînait sur le bureau juste à côté de la porte et nota un prénom au hasard, « Louise » j'allais commencer par sa femme qui était à ma connaissance plus proche de lui que quiconque. Je me remis sur mon ordinateur et se fus partis pour de longues recherches. Je ne trouvai pas grand-chose qui puisse m'aider, des revu de presse, des rapports rien de bien intéressant. Je lisais tranquillement les articles à son propos et découvris qu'elle avait obtenue pas mal de diplôme et pas qu'en tant que secrétaire. Elle avait fait des études de stylisme qui ont foutu sa carrière en l'aire, résultat elle avait sombré dans l'alcool pendant un long moment. Mais cela était-il vrai ? Les médias n'hésitent souvent pas à inventer des rumeurs toute plus bizarres les unes que les autres. Je ne pouvais donc pas me fier à tout cela... Mon ordinateur commençait à chauffer, il était vieux et avais un peu de mal à fonctionné surtout ces temps si. Des pages de PUB s'ouvraient quand ça leur chantait, et souvent des PUB sexuel, merci mais côté sexe j'avais largement ma dose. Je cherchai alors des renseignements sur ces études de stylisme, rien. Vraiment rien... Je devais donc partir de très loin. Je devais partir de l'hôpital de Montréal. Mes yeux parcouraient leur site officiel, cherchant le numéro qui s'afficha directement sur la page d'accueil. Je le notai avant de regarder l'heure. Mon téléphone n'affichait que midi et demi, l'hôpital allait être plein à cette heure si j'allais vraiment devoir garder mon sang-froid et rester polie car j'avais un caractère vraiment particulier et j'avais le sang chaud, je m'énervais facilement. Je pris mon portable, je sentais vraiment que j'allais me récolter une note de téléphone catastrophique à la fin du mois. Mais peut importe je devais à tout prix appelé cet hôpital. J'appelle et j'attendis, le « Bip...Bip... » d'attente m'ennuyait vraiment, mais finalement quelqu'un répondit, une femme plutôt âgée, était-elle la femme de John ? Je m'empressai donc de répondre à ce « halo, hôpital général de Montréal j'écoute » mon c½ur s'emballa subitement mais je parlai rapidement rempli d'espoir envers ce coup de files :

Hallo, oui bonjours je me présent, je me nomme Quentin Niquely et je recherche un personne nommée Louise Cavisse.

Je suis désolé monsieur mais madame Cavisse ne travaille plus ici depuis longtemps, elle à quittée l'hôpital. Répondit-elle directement comme si elle ne voulais pas parler de cela. C'était louche.
 
savez-vous quand cette femme à quitté le secrétariat de l'hôpital ? Lui demandais-je. Je voulais avoir un maximum d'info pour mes recherche.
 
Si je lis se qu'il y a sur mon ordinateur elle n'est plus ici depuis 2008.
avez-vous une quelconque informations en plus à me donner ?
 
Vous êtes de la police ou quoi ? Madame Cavisse était une femme juste et appréciée par tout le personnelles et toutes la clientèle.

          Je n'eus aucun temps de réponse. Le téléphone coupa, elle avait raccroché. Je savais au moins qu'elle avait quitté l'hôpital un an après que je perde Johnny de vue, mais qu'avait-elle fait par la suite, les sites internet ne donnaient aucune information de plus sur cette femme. Réfléchir me donnait un tel mal de tête, j'en avais déjà marre alors que je n'avais pas fait grand-chose concernant Louise. J'avais besoin de m'aérer l'esprit et de sortir un peu. Je pris donc mon sac à dos, banale de la marque « Eastpak », noir que je portais sur une épaule, dedans j'y fourrai mes papiers, mon argent, mon porte feuilles ainsi que plusieurs bricoles inutile que j'avais l'habitude de trimbaler n' importe où. Je me rendis calmement dans l'entrée pour prendre les clefs de chez moi et je du forcé comme un malade sur la porte pour la fermer car elle était cassée. Mon père l'avait cassé avant de partir combattre en tant que général de brigade, malheureusement cela fut son dernier combat. Je glissai les clefs dans ma poche tout près de mon portable. Dans l'autre poche se trouvait un billet de dix ou de vingt euros que je gardais pour une dépense occasionnelle, si un vêtement me plaisait ou des bracelets, chaîne ou autres babioles. J'arrivais dans le centre-ville, le sourire aux lèvres mais comme suivie par des filles ou des mecs me trouvant mignon ce qui me faisait rire secrètement. Cet alors que je vis une boulangerie à la vitrine terriblement appétissante. Ce midi je n'avais rien mangé, je m'aventurai alors dans la petite boulangerie à l'apparence appétissante, il y avait une file d'attente très longue qui sortait de cette boulangerie, je me retrouvai alors à l'extérieur. Derrière moi était placée une vieille dame qui avait vraiment chaud à cause du soleil qui tapait. Moi qui étais placé à l'ombre je me retournai vers celle-ci :

Bonjour Madame, je vois que vous n'êtes pas très à l'aise avec ce soleil, je vous en prie prenez donc ma place qui est à l'ombre.
Je souri à cette charmante dame qui me rendit un sourire en tapotant ma joue.
 
que cela est gentil de votre pars.
Répondit cette personne en prenant ma place.
Désormais il est rare de trouver des jeunes aussi polie.

          Je ne pue m'empêcher de rire à ces paroles, cette dame ne devait pas se douter de mon âge mais comparée à cette femme d'une soixantaine d'années il était vrai que j'étais jeune. La file raccourcit à chaque minute qui défilait. Arrivé à la porte de la boulangerie je remarquai un homme, assis contre la boutique qui semblait sans abri. Je ressentis une certaine pitié en le voyant et j'eus envie de l'aidé. Son visage semblait magnifique sous toutes cette barbe et ces cheveux longs, il devait avoir faim le pauvre homme. Je le regardai, pensif quand son regard croisa le mien, je ressentis un frisson dans tout mon corps, ces yeux étaient magnifique, aussi beaux que ceux de John... Je baissais tristement les yeux, il me manquait et je voulais le revoir même si notre amour allait être impossible. L' S.D.F ne bougeait pas et me regardait à présent sans me lâcher du regard. Mais je rentrai vite dans la boutique. Je vis tous ces gâteaux, toutes ces pâtisseries, tout ce pain, ces sandwich et chocolat, tout cela me faisait saliver. J'entendis une voix douce qui me sorti rapidement de mes pensé. La file d'attente était désormais fini et c'était à mon tour de passer pour prendre ma commande auprès de la boulangère qui semblait me porter une affection particulière malgré le fait que je ne la connaisse pas. Elle se mit à sourire, me voyant revenir à mes esprits et fus gentille de me répéter sa question : « que voulez-vous monsieur ? » Je pris donc ma commande qui fut assez rapide, je pris deux sandwichs dont un au thon et à la tomate et l'autre garnie de jambon, tomate et salade fraîche, accompagné de cela je pris deux bouteilles d'eau dont une de 1L et l'autre de 50mL. La boulangère, habillé dans un charmant tablier blanc me prépara tout cela t me le plaça sur le comptoir. Je sortis donc mes vingt euros et lui tendis de façons sèches. Je n'avais pas vraiment le temps de traîné, plus motivé que jamais pour reprendre mes recherches. Le temps que la boulangère est fini de préparer ma commande, je sortis mon portable, un Samsung Player Five, plus trop à la mode mais il me suffisait bien. Je pris mes écouteurs que je branchai dessus puis mis la musique à fond. Une des oreillettes pendait sur mon torse pendant que l'autre balançait du Hard Rock à fond dans mon oreille. J'écoutais un morceau qui se nommait Shiver du groupe « The Gazette » qui était constitué de japonais. Je ne pouvais m'empêcher de balancer légèrement la tête au rythme de cette musique en prenant ma commande soigneusement préparer et mis dans un petit sac en plastique. La jeune fille me redonna quinze euros en me remerciant d'être venus. Je sortis de la boulangerie, étouffer par la chaleur qui régnait dehors. Je cherchai le S.D.F qui n'avait pas bougé et commença à aller dans sa direction quand soudain mon poignet fut attrapé par de petite main. Je stoppai le pas, voyant que l'homme contre le mur me fixait de nouveau. J'étais à quelques mètres de lui mais fus interpellé par la demoiselle qui m'avait vendu la nourriture et les boissons. Elle m'avait vite rattrapé. Toute souriante, elle recommença à me parler mais avec la même vois que tout à l'heure, je lui donnais 17 ans, surement une stagiaire :

Heum....re bonjours monsieur je voulais juste savoir vôtre prénom et essayer de vous piqué votre numéros de portable.
Au moins elle ne tournait pas autour du pot et était franche.
 
Je me nomme Quentin Niquely et je vous préviens je ne suis pas n'importe qui, je vous conseille vivement de vous renseigner à mon sujet. Au revoir.

          Je repris mon chemin vers le sans-abri et m'accroupis devant lui. Ces yeux me faisait tellement penser à celui que j'aimais...cela en était tellement troublant que je préférai ne pas le regarder dans les yeux. Je posai le sac à terre après m'être assis à ces côtés. Je sortis les deux bouteilles d'eau ainsi que les deux sandwiches que je posai au sol pour faire le trie. Je donnai à l'homme la bouteille d'un litre avec le sandwich le plus calorique pour qu'il reprenne des forces, qu'en à moi je pris le reste histoire de lui réchauffer le c½ur j'allais manger à ces côtés et lui tenir compagnie.
 
          Ainsi commença mon repas de midi, il était maigre mais j'avais pour une fois de la compagnie et cela me plaisais. Malheureusement j'avais peur de lui adresser le moindre mots, il ne fallait pas que je gaffe mais j'avais tellement envie de savoir pourquoi il était comme ça et surtout pourquoi il ressemblais temps à John. J'étais tellement presser de le questionner que je ne pue me taire, je ne pouvais pourtant pas lui posé la question directement, je serais passé pour quelqu'un de mal polie. Je commença alors à lui parler de moi, espérant qu'il m'en dise lui aussi sur lui et surtout sur son identité.

« Au faite monsieur je m'appelle Quentin, enchanté de vous rencontrer ! »

          Je luis souris doucement mais l'homme ne me regarda même pas, je n'eus pas un mot, pas un regard ou autre chose de sa pars. juste un silence qui commençait à se faire long. J'entendais au loin la foule qui partais vers le marché qui se déroulais l'après midi, les gens faisait quelques courses de fruits ou de légumes frais mais dans ce genre de marché, l'on trouvais surtout des bijoux, vêtements et beaucoup d'autre fantaisies qu'aimais les filles de maintenant, du maquillage aussi, une quantité folle, tellement de stands qu'on ne les comptait pas. Les passants passaient près de nous, lançant par moment des regards de pitié, de mépris, d'admiration et bien d'autre encore. Je ne cherchais pas à me faire bien voir des autres, cela ne servait à rien pour un gars comme moi déjà médaillé dans le passé, mais personne ne se rappelais de moi car j'étais très jeune à l'époque. beaucoup trop jeune pour faire ce combat parmi les hommes de l'armée, les soldats de l'armée de terre, chéri de tous, aimés, admiré, des idoles ou des modèles que suivais les gosses. J'étais fière, très fière d'être une de cet personne que tant de personne admiraient et voulais ressemblé. À l'époque quand je passais dans les rues, j'entendais les jeunes de collèges parlés de ma personne voulant devenir eux aussi, un des soldat menés en guerre à l'âge de quatorze ans.
 
          J'étais saoulé, pourquoi se mec ne me répondait pas, je me demandais qu'elle pouvais bien être son problème et pourquoi il restais muet. Je finissais enfin mon repas quand j'aperçus que le S.D.F n'en était qu'à la moitié de son sandwich. Un long soupir de ma pars se fis entendre, qu'est ce que j'allais pourvoir faire...J'allais peut être me retrouver dans la même situation ou dans un ridicule petit appartement, mais quand cela allais m'arriver et pourquoi je devrais vendre cette maison que j'aimais tellement... Soudain une idée me venus à l'esprit et cet homme à côté de moi allais être lui aussi avantagé de la situation.

« monsieur, je ne sais pas si vous avez envie de m'adresser la parole mais j'ai un marché à vous proposé. »

          Malheureusement toujours rien, aucune parole de sa pars se qui me rendais triste. Il était décidément muet ou me méprisait. Je me leva alors en lui adressa un large sourire pour rester polie malgré la rage d'avoir parlé tout seul pendant un moment. Je regarda une dernière fois cet homme avant de m'accroupir devant lui, une dernière fois je voulais tenter de retendre, qu'il me parle... je lui posa alors une dernière question :

«  -Voulez-vous venir chez moi pour vous douchez et vous habiller avec des habits propre ? »

          Après quelques secondes j'entendis sa voix qui me procura un frisson au plus profond de mon être. Cette vois, cette vois que je venais d'entendre... Elle était complètement égale à cette de Johny, c'était fou à croire mais j'étais presque convaincus que cet homme était celui que je recherchait. Mais je ne devais pourtant pas sauter de joie tout de suite car je pouvais très bien me tromper. La voix de celui que j'aimais, je ne l'avais pas entendus depuis tellement de temps et je pouvais donc être sur de rien.
 
« - Pourquoi pas, cela fais longtemps que n'ai pas été abrité et surtout douché...
 
- Très bien ! Suivez moi ! »

          Un large sourire pris alors place sur mon visage toujours enfantin, enfin j'avais obtenus une raiponce, j'étais très heureux. 

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