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chapitre 5 - le bonheur 02/06/2014


 
Le lendemain ne fut pas dur, tout au contraire, j'ouvris les yeux quand je sentis une main me caresser la joue. Mes mains encore engourdies viennent frotter ces petits yeux encore tout humides et à peine ouverts que j'ai le matin. Je souffle et soudain, je remarque que je suis blottis entre des bras bien musclés et un corps chaud. Mon regard se tourne doucement avant que je remarque celui que j'aime. Il était déjà réveillé, je sens ces doigts glisser sur ma joue ainsi que sur mon cou alors qu'un sourire orne ces lèvres, j'ai l'impression de rêver.
Soudain, je sens ces lèvres venir se coller pendant quelques secondes aux miennes avant qu'il ne se décolle et me murmure;
 
Bonjour petit coeur.. comment tu vas depuis cette nuit..?
 
Je ne peux malheureusement pas lui répondre car le matin je suis muet. Ma voie est tellement horrible que je préfère me taire jusqu'au moment ou je bois un chocolat chaud ou un petit café. Je décide donc de lui faire un petit hochement de tête pour réponse, suivie d'un tendre sourire et d'une petite caresse dans ces cheveux devenus court la veille. Il est tout aussi merveilleux le matin que le reste du temps, même les cheveux en bataille et des mites dans les yeux lui vont bien.
Alors que j'allais de nouveau me blottir dans ces bras pour me rendormir, je le sens ce lever du lit, je suis maintenant mal installé et c'est un problème qui me force à me rasseoir. Je l'observe, ce corps n'a pas changé du tout, il est toujours aussi musclé, sa peau à l'aire toujours aussi douce et c'est une chose que me fait rougir sous ces yeux. Je sens son regard sur moi et même si ça en est perturbant je continue d'observer chaque partie de son corps avec minutie. Enfin, il s'étire et ce geste fait ressortir tous ces muscles qui gonfles sous mes yeux, intérieurement j'en bave tellement j'en ai envie mais extérieurement je n'affiche qu'un petit sourire avant de me m'asseoir sur le côté du lit et de me lever. Je m'avance vers le grand miroir posté dans une des portes de l'armoire. Je me regarde et je vois que mes joue deviennes d'un merveilleux rose, rouge. En effet j'aperçois les signes qui montre que nous avons passé une nuit assez agitée. Bleus, suçons et autres conneries du genre se remarquent sur mon corps mais le pire reste tout de même mon cou complètement bousillé, il a été mordue de partout et comme si ça ne suffisait pas, il y avait des bleus suçons aussi dans cet endroit. Je suis désespéré, il ne fait pas trop moche et voilà que je vais devoir porter un foulard pour ne pas passer pour un petit pervers aux yeux de la population. Je reste bloqué devant ma glace quand je vois l'autre colosse se mettre derrière moi pour regarder la tronche que je suis en trin de tirer. Je vois ce sourire moqueur sur son visage, il doit savoir que ça me gêne d'être recouvert de toutes ces marques d'amour. Je sens sa main glisser dans mon cou et comme s'il n'y en avait pas assez, il revient manger mon cou en y enfonçant ces dents pour laisser une marque. Lors de ce geste, je pousse un petit bruit, ça ne semble pas représenter la douleur mais plutôt la surprise pourtant, je m'en suis bien douté quand j'ai senti sa main et que j'ai vue son visage se glisser dans mon cou.
 
Je ne peux pas le laisser aller plus loin et c'est pourquoi je lui choppe les cheveux pour qu'il se retire. Heureusement il me comprend et s'écarte en observant ce truc violet qu'il vient de me faire sur la carotide, pendant ce temps il ne pense pas que je souffre moi. Je ressens mon cou bouillant et la douleur de cette morsure est bien présente. Je me met à frotter cette marque avec douceur pour effacer la douleur mais rien y fait, je suis assez gêné et un peut de colère est aussi de la partie. Je soupir profondément et fais quelques pas pour me retrouver devant ma commode, j'en sors un boxer que j'enfile, j'ai trop la classe avec car les motifs sont des gâteaux plutôt appétissants. Bizarrement je m'attendais à la suite des évènements. Je sens les grandes mains de mon invité se poser sur mes petites fesses alors que le son toujours aussi doux de sa voix vient me dire;
 
Miam.. d'un coup j'ai faim moi...
 
Pas question ! Je ne veut pas le refaire ce matin, hier m'a déjà couté chère et il m'ai impossible d'envisager une nouvelle partie de jambes en l'air. Je lui montre mon mécontentement en me retournant et en lui frappant le haut du crâne.


Abrutis, tu ne pense qu'à baiser ma parole !!
 
Enfin ma première parole de la journée et en plus, mon visage ne me rend malheureusement pas crédible. Je suis tout rouge et mes lèvres sont pincées l'une contre l'autre.
Très vite, je passe alors dans la salle de bain pour m'y enfermer. En y pensant, il m'a rempli cette nuit et je n'avais pas pris de douche. Cette fois-ci, je fais attention à ce que je fais pour ne pas le revoir rappliqué en furie et me refaire passer notre nuit d'amour. Je me déshabille lentement avant de me mettre sous une eau bien chaude que je sens couler le long de mon petit corps, fin et peux muscler. C'est un royal délice de se sentir un peu plus propre à chaque seconde.
Je finis par ressortir de la douche, changé, coiffé et parfumé comme il faut. C'est alors qu'une délicieuse odeur vient me caresser le nez, ça me rappelle toute mon enfance et c'est là que je reconnais l'odeur de la tarte aux fruits rouges. Je cligne un long moment des yeux en sentant quelques larmes montrer.
 
J'ai dans les environs de 7 ans. Je dessine tranquillement en sentant la main de mon grand-père contre mon épaule. Il me lance de nombreux sourires et quand je tourne la tête je le vois heureux. Comme toujours, il porte un jean bleu avec lequel il s'occupe de son potager. Avec ça, une chemise à carreaux verte et bordeaux sur laquelle passe des bretelles pour tenir son pantalon. Ces lunettes sont posées sur le bout de son nez et sa moustache grise, ces yeux tombants, son nez un peu rouge par le vin et les rides qui ornes son visage nous informe que cet homme a pas mal vécu. Je suis bien loin de m'imaginer tous les problèmes qu'il avait. Il s'approche et regarde d'un ½il expert ce dessin que je viens de faire avant de dire:


Eh bien mon petit, quel beau dessin, c'est la ferme non ? Je la reconnais parfaitement, tu iras long dans le dessin j'en suis certain.
 
Puis il met mes cheveux en bataille avant de se rasseoir à mes côtés pour continuer à me regarder dessiner. Soudain la porte de la ferme s'ouvrir et je vois ma grand-mère s'approcher, vêtu d'un grand tablier rose sur une robe bleue comme porte souvent les grands-mères. Ces cheveux gris sont relevés en chignon et de petites lunettes rondes sont posées sur le bout de ce petit nez retroussé. Elle a un sourire d'ange et sa voie le fait encore plus pensé. Elle s'assoit en face de moi en essuyant ses mains légèrement mouillées dans son tablier légèrement sali par les différentes recettes. On pouvait remarquer des marques de chocolat, de terre quand elle lave les légumes et un peu de sang quand elle tue la volaille. Elle me regarde de ces yeux bleus et elle me dit de sa voix douce:
 
Quentin tu as faim ?
Bien sur mami ! Surtout si c'est de la tarte aux fruits rouge !

C'est quand je la vois sourire que je me lève pour courir jusqu'à la cuisine. Je suis toujours pressé de gouter quand c'est de la tarte.
J'attendais son retour, assis à la table avant un torchon pour m'essuyer la main. Elle arrive en compagnie de mon grand-père et c'est là quel sort son chef-d'oeuvre du four et qu'elle le pose sur la table. La tarte est toute fumante et l'odeur caresse mes narines. Elle le coupe avec un petit couteau de cuisine et elle met une part dans une assiette de porcelaine qu'elle pose ensuite devant moi. Je ne cherche pas et je mange en expriment mon bonheur par un « hum...!! ».
Ma grand-mère pose soudainement sa main sur son c½ur avant de s'étaler sur le sol. Je ne comprends pas ce que qui se passe mais je vois mon grand-père se précipiter en appelant ma grand-mère par son prénom, Jenna. Il prit le téléphone et appela des inconnus qui arrivèrent rapidement. Je vis ma grand-mère partir dans un camion...
 
Je sent soudainement un choc extrêmement Violent sur mes fesses et quand je reprends mes esprits, je vois que je suis tombé sur les fesses à l'entrée de la salle de bain. Je passe ma main sur l'une de mes joues et je sens qu'elle est toute humide. J'étais partis loin dans mes pensé, c'est assez perturbant mais ces actes ne se produisent que depuis que je suis partis à l'armée. Je me relève difficilement et repars dans la salle de bain histoire de me rincer le visage pour que mes yeux rouges ne se voient plus.
Une fois tout ceci finis, je prends route jusqu'à la cuisine pour aller m'installer à la table. Je vois apparaître celui qui fait vibrer mon c½ur et un doux sourire se dessine sur mon visage. Je le vois déposer la tarte sur la table, la couper et en déposer une pars ssur une assiette avant de me la déposer devant moi. Je me frotte la tête assez gênée et je prends une petite fourchette. Je coupe un bout que j'enfourne doucement dans ma bouche. C'est tellement bon, ça me rappelle mon passé.
Soudain, je relève la tête et je le regarde bizarrement. En effet je le vois manger une part de ce gâteau. Dans mes plus profonds souvenirs, il n'a jamais aimé ça et pourtant je lui en avais fait goutté beaucoup mais il a toujours détesté et tiré une tête bizarre. En ce moment il avait l'aire d'apprécier ce plat. Je penche la tête sur le côté et je lui dis d'un ton douteux:
 
Johnny.. Tu aime ça maintenant ?
 
Il relève la tête et me regarde quelques secondes. Il semble perdu durant un moment puis il sourit en me sortant
 
Oui.. En fait je mis suis habitué !
 
Je me frotte la nuque en faisant une petite moue. Je finis par sourire et recommencer à manger ce plat délicieux. J'aime bien passer du temps avec lui, c'est assez calme. Pourtant je ne pensais pas ça de mon instructeur, je croyais qu'il était quelqu'un de froid à ne faire aucune attention mais je découvre une vision merveilleuse de lui.
Je le regarde en mangeant ma pars de cette délicieuse pâtisserie et une fois fini, je me relève pour déposer mon assiette dans le lave vaisselle. Un soupir suit cette action et je viens me mettre contre Johnny pour lui caresser les cheveux. Notre séjour à l'armée m'a permis de le connaître lui et toute ces faiblesses. Je sais donc qu'il aime les « papouilles » dans les cheveux et les massages du dos. Malheureusement je n'ai jamais pue testé les massages car il faut une ambiance romantique, autant dire qu'il était impossible d'avoir même un tout petit peu de romantisme dans une base militaire. Je me mis à rougir en baissant les yeux et en posant finalement ma main sur son bras. Je le regarde et sens mes joue chauffer et devenir rouge quand il tourne son beau regard vers moi pour me dire:
 
quelque chose ne va pas Quentin ? t'es joue son rouge et tu as l'air mal à l'aise...


Cette foutue trouille m'empêche de lui décrocher une parole et que passe juste mes bras autour de son cou pour le serrer et sourire. Je sens qu'il sourit et aussi sa main qu'il a déplacée pour la poser sur l'un de mes bras. Il tourne sa tête pour essayer d'embrasser ma joue mais il n'atteint que ma tempe sur qui il dépose ces lèvres. Je suis heureux qu'il ait cette attention à mon égard, je me perds dans mes pensées pendant une seconde car il me dit:
 
je vais prendre une douche moi aussi, j'en est besoin.
 
Je retire donc mes bras pour le voir ce lever et s'étirer. Ces muscles se contractent tous, c'est tellement sexy que j'en rougis encore plus et que je recule de quelques pas. Il se tourne vers moi, me souris et finit par partir dans ma salle de bain pour prendre une bonne douche chaude, je l'imagine déjà, nue, l'eau dégoulinant sur ses muscles, le rêve.
 
Je suis soudain sortis de ce fantasme quand j'entends un téléphone sonner. Bizarrement ce n'est pas le mien car la sonnerie est « B.Y.O.B » de system of down. Cette sonnerie est un truc banal de téléphone. Je cours les marches en les passant quatre à quatre et j'arrive dans ma chambre. Trop tard, la sonnerie est déjà terminée. Je prends le téléphone pour aller le rapporter à mon invité mais quand j'arrive devant la porte, je vois un message qui dit qu'il a un message vocal. Je regarde l'appareil sans un mot.
Ma curiosité est plus forte que tout et je m'écarte de la salle de bain pour retourner dans ma chambre afin d'appeler le répondeur. Je compose le numéro du répondeur le petit « vous avez un nouveau message » se fait entendre et c'est alors que le stresse me fait raccrocher avant de l'entendre. J'ai peur de ce que je peux entendre, si c'était sa femme. Si j'apprenais quelque chose de compromettant j'en serrais mal... très mal.
Je reste devant ce téléphone un long moment,
 
dans le plus grand des silences. Au bout d'un moment, j'entends la porte de la salle de bain se rouvrir avant de l'entendre me crier :
 
J'ai finis ma douche, t'es ou ?
Dans ma chambre ! J'en est pas pour longtemps tu peut retourner à la cuisine pour finir de déjeuner

Je l'entends se diriger à la cuisine. Je n'ai plus de temps à perdre et c'est pourquoi je compose de nouveau le numéro du répondeur. Mon c½ur s'accélère mais cette fois je tiens bon et j'ose écouter le message vocal qui ne m'est pas adressé.

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