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chapitre 6 - la réalité 02/06/2014



 

La voie d'un jeune se fait entendre. Il a l'aire assez excitée et ce doute se confirme lors de ces paroles:
« Salut monsieur Cavisse... Oh Jack je ne peux plus t'attendre, tu me manques tellement et je n'arrête pas de repenser à notre dernière nuit en tête à tête... Je t'embrasse mon chou, rappel moi vite. »
 
Je suis envahi d'un profond dégout vis-à-vis de cet homme. Alors ce n'est pas Johnny mais il se nomme Jack Cavisse. Je sais que j'ai déjà entendu ce nom quelques pars mais je ne me souviens plus ou ce qui en est perturbant. La seule chose que je sais c'est qu'il appartient à la même famille que mon instructeur mais ça tombe sous le sens vu le nom de famille qui est le même. Je décide de me lever, et de retourner à la cuisine. Vu cette découverte je ne sais pas si je dois lui faire une scène ou tout simplement faire comme si de rien était. Après tout il a consacré tous son temps à me chouchouter et à me faire voir la vie en rouge, le rouge de l'amour. Seulement je suis amoureux de Jhonny Cavisse et non pas Jack Cavisse et je ne peux pas laisser ça passer. J'arrive devant ce type et je le regarde avant de soupirer.
 
Quelque chose ne va pas Quentin ?
 
Me dit-il avec un merveilleux sourire. J'ai envie de lui coller mon point dans la figure à cet imposteur. Je fais doucement oui de la tête quand je sens une main douce se glisser dans la mienne. En quelques secondes, je me retrouve sur ces genoux avec ses lèvres contre les miennes. Cette fois-ci c'est trop, je craque et je le repousse d'un coup. Je remarque ce visage, choqué qu'il me lance et je me mets à soupirer dans le plus grand des désespoirs. Je sens que je vais péter les plombs mais pour le moment je n'ai pas de plant, je dois donc jouer la comédie et faire comme si ce gars était un de mes clients. C'est pourquoi je l'embrasse en agrippant ces épaules que je sers entre mes mains. Je sens qu'il y répond, super ! Il est tombé en plein dans mon piège, maintenant j'en suis sur, il va souffrir. Mes mains se glissent dans tes doux cheveux avant de le rompre et de me lécher les lèvres. Mon regard croise le sien et je rougis quand sa main se pose contre ma joue pour la caresser. Plus le temps passe moins j'ai envie de sentir ses mains sur moi, il me répugne plus que toutes mes conquêtes.
 
Soudain, une merveilleuse idée me vient en tête et un délicieux sourire maléfique se dessine sur mes lèvres, j'ai besoin d'une petite heure ou 2 au grand maximum mais au moins, j'ai un merveilleux plant pour lui faire avouer toute la vérité. Je me lève alors avec un petit sourire et je lui dépose un tendre baiser sur le front.
 
Attend moi mon beau, je vais faire quelques courses qui risquerait de te plaire..
 
Je glissai ma main dans ces cheveux en partant alors dans le couloir. Je prends ma veste en cuir que j'enfile avant de chopper mon portefeuille que je glisse dans une des poches arrière de mon pantalon. Il est temps de sortir une petite merveille de mon garage. Je lui lance un doux sourire, bien faux bien sur mais au moins, ça ne se remarque pas. Je passe la salle pour passer dans mon garage, cette pièce est horrible car elle est vieille et humide. Je ne tarde donc pas à allumer la lumière et à ouvrir cette grande porte de laquelle donne sur la rue. Je me lèche les lèvres, cette fois, la rage a remplacé le chagrin de cette trahison. Je m'approche d'une grande bâche qui couvre quelque chose d'assez gros. Une voiture ? Certainement pas mais cela cache quelque chose de mieux. Je glisse ma main sur le côté de ce tissu que je retire d'un coup en la lançant assez loin de moi. Sans dévoile une merveilleuse moto noir et rouge, des roues de compétition et un design moderne. Je me tourne ensuite vers l'étagère où est rangé pas mal de merde, parmi elles des clefs à molette et des tournes vis. Sur un petit crochet, ce que je cherche. Les clefs de cette belle bécane son bien entreposé pour que rien ne leur arrive. Je les prends et sans perdre une seconde j'enfile le casque. Il y a pourtant un problème, il est un peu petit et je ne peux pas le fermer, ce n'est pas très grave, ce n'est pas comme si j'allais rouler comme un fou. Je finis par démarrer ce petit bijou et à sortir de mon allé. Je suis extrêmement heureux de retrouver cette merveille que mon père m'a laissé, Avant de partir. Je me mets à rouler dans les rues pour rejoindre le centre commercial. Une fois devant, je change pourtant d'envie. je pense plutôt faire un petit tour avec ce merveilleux jusqu'à ce que la nuit tombe, de toute façon je n'ai pas l'intention de rentrer maintenant pour voir cette tête de con qui se fait passer pour celui que j'aime.
 
Je repars tranquillement de cet endroit pour me mettre à rouler sans m'arrêter. Les paysages passent et je me sens un peu plus libre à chaque seconde. Je sens que je m'éloigne de chez moi et ça me fais plus de bien que toute autre chose. Je n'ai pas envie de le voir, il m'a fait du mal, beaucoup de mal. Finalement je m'arrête au bord de la plage, je me rend compte que je suis parti très loin pour arrivée au bord d'une plage. Je décide donc de me garer sur le parking et de mettre la chaine pour ne pas me la faire voler. Cette activité aurait été merveilleuse en couple mais je ne le suis pas, je suis qu'un petit soumis qui s'est fait avoir comme un con par un inconnu qui se faisait passer pour celui qu'il aime... Je retire mon casque et je m'assois sur la moto. Je regarde la mer, qui s'étant loin, très loin et je finis par soupirer. Je regarde ce sable blanc, sublime sur lequel est posé un petit carrousel, ce qui me rappel de merveilleux souvenirs de gosse. Je ne peux résister à partir près de ce manège pour montrer sur un petit cheval de bois. Je ferme les yeux pour essayer d'oublier toute cette histoire mais rien n'y fais-je suis toujours aussi déprimé. Au final, je laisse un petit tour passer avant de descendre de cette merveille. Je lève les yeux pour regarder toute les lumière et les beaux motif dessinés sur le plafond. Un petit sourire qui pars malheureusement très vite et qui s'en suis par un profond soupir. Je décide finalement d'aller reprendre ma place, ce n'est pas finalement pas aussi amusant que dans mon passé mais peu importe, ça m'a fait oublier ma situation quelques secondes. Je repose mes pieds sur le sable chaud que je ne sens malheureusement pas à cause de mes godasses que je retire donc avec mes chaussettes. Je porte donc mes Dr. Martens à la main et je regarde le sable passer entre mes doigts de pied, ce qui chatouille un peu. Je soupir une nouvelle fois avant de m'éloigner de ma moto pour aller faire un tour. Le paysage est toujours le même, la mer qui fait un doux bruit, ça m'apaise et je me sens quelques peut mieux. Ma tristesse pars doucement au fur et à mesure que je marche, sentant le soleil taper contre mon blouson de cuir. Mon visage balaye les environs mais je ne vois plus rien d'intéressant. Le paysage est toujours le même et ça en devient barbant. Au final, je fais demi-tour pour retourner sur ma moto. Pour regarder le ciel. Aucun nuage, et le soleil qui est très élevé. Les larmes viennent et je craque totalement. Je plaque mes mains devant mon visage en lâchant le casque qui tombe au sol. Je ne peux pas croire que cet homme est un imposteur. Maintenant tout s'explique, enfin, le seul truc que ça explique c'est son comportement qui est doux et non froid. Je ne sais que faire, après tout je l'aime quand même. Je ne sais pas vraiment si je retrouvais mon instructeur et je ne sais pas s'il va vraiment me plaire mais le plus horrible c'est le mensonge ! Pourquoi il ne me l'a pas dit, ceci est une réelle question. Il n'avait pas à me cacher son identité. En fait, je ne pleure pas à cause du fait que ce n'est pas John mais ce qui me dévaste c'est le fait qu'il m'a caché son identité, Jack Cavisse et qu'il a apparemment un petit ami qui l'attend. Ce qui me perturbe aussi c'est qu'il était S.D.F quand je l'ai trouvé et qu'il reçoit des appels d'un petit gars en chaleur. Décidément je ne comprendrais jamais les gens mais une chose est certaine, je dois couper les liens avec ce gars. Ou... peut-être pas...
 Mes doutes sont tellement forts que j'attire quelques personnes par mes pleures. Je redresse la tête et je vois une femme me regarder.
 
Vous allez bien jeune homme ?
 
Me demande-t-elle avec un air inquiet. Je lui fais donc oui de la tête en essuyant mes yeux. Si j'attire du monde, ça veut dire que j'ai l'aire au bord du suicide ce qui est assez mal car je suis contre ça. Je me lève de cette moto, reprend mon casque et je lance un délicieux sourire à cette femme qui se préoccupe de moi. Au final, je me dis que je n'ai pas si terrible, j'ai juste à le dégager de chez moi et de recommencer mes recherches. Ma décision est prise et je soupire doucement pour reprendre mes esprits. Un délicieux sourire revient sur mon visage une fois mes yeux essuyés et mes esprits repris.
Je prends tout d'un coup ce casque que je remets sur ma tête avant de prendre les clefs qui sont toujours dans ma main et de retirer la chaine, accrochée à la roue arrière et je la range avant de mettre la clef dans la serrure et je la démarre. Je montre sur cette bécane pour finalement partir comme une furie. Cette fois, je suis déterminé à le dégager de là.
Le démarrage est plutôt brutal et pressé de rentrer chez moi, je force sur l'accélérateur


Quand soudain je sens l'une des roues partir sur le côté et je me vois partir au sol quand tout deviens noir autour de moi.
Cette fois ci, je risque de ne pas m'en sortir, de ne jamais retrouver celui que j'aime et surtout.. ne jamais pouvoir virer ce parasite de chez moi. Mais dans un sens, cette occasion me permet de ne pas faire de mal à quelqu'un qu'il m'aime quoi que ce n'est pas si sur. S'il m'aime vraiment, cette histoire va le bouleverser mais je me demande vraiment pourquoi je pense à ça. Après tout il n'est qu'un imposteur..
 
La dernière chose que j'entends ne sont que les sirène des pompiers et un « Quentin je t'en supplie répond moi, Quentin répond moi... je t'aime... » suivie de la main de cet inconnus. Ce « je t'aime » me fait monter les larmes au yeux avant que je ne ressente plus rien.

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